jeudi 11 février 2010

Carnets d'un voyage dans le Guizhou et le Guangxi

Me voici de retour à Cambaluc, après dix jours de pérégrinations qui m'ont transporté de Guiyang à Guilin, à travers une mosaïque de minorités ethniques et de petits villages nichés au milieu de rizières et de collines brumeuses qui s'étendent à perte de vue.

Je vous invite à cheminer avec moi, au fil des notes prises jour après jour dans mon petit carnet au gré de mes impressions du moment. J'espère partager avec vous la magie des lieux et la chaleur des rencontres, bonnes ou mauvaises, qui ont émaillé le cours de mon voyage et fait de l'imprévu mon carburant quotidien.

Vendredi 12 février (1/2): Pourquoi le Guizhou?
Vendredi 12 février (2/2): Aux portes du bout du monde (Guiyang-Kaili)

Samedi 13 février: La Chine passe le Nouvel An (Kaili-Chong'an-Xinzhai)

Dimanche 14 février (1/2): Adieux (Chong'an)
Dimanche 14 février (2/2): Fauteur de trouble chez les faiseurs de papier (Shiqiao)

Lundi 15 février (1/3): Xijiang, le village aux mille lumières
Lundi 15 février (2/3): Au pays de la Belle au Bois Dormant
Lundi 15 février (3/3): Et vive Canton !

Mardi 16 février (1/3): L'erreur de Schrödinger ou le voyage pour les geeks
Mardi 16 février (2/3): La vallée de la Duliu (Rongjiang-Yangmen)
Mardi 16 février (3/3): Le dormeur du val

Mercredi 17 février (1/3): Je quitte les irréductibles Gaulois
Mercredi 17 février (2/3): Récit d'un craquage de nerfs aux flots clairs
Mercredi 17 février (3/3): Un Moyen-âge obscur (Biasha)

Jeudi 18 février (1/3): On a marché sur (le Mont de) la Lune
Jeudi 18 février (2/3): Le Maître a dit: "on se parfait par la musique" (fête Miao au Mont de la Lune)
Jeudi 18 février (3/3): Dîner banal au bout du monde

Vendredi 19 février (1/4): Des collines, des rizières et des hommes
Vendredi 19 février (2/4): Encore des miles
Vendredi 19 février (3/4): Zhaoxing, la Venise de bois
Vendredi 19 février (4/4): Quand Dong fâchée, ciel se voile

Samedi 20 février (1/2): Plus ça change et plus c'est la même chose
Samedi 20 février (2/2): Des monts, des ponts, des Dongs (Chengyang)

Dimanche 21 février: Sept sur deux roues (Chengyang)

Lundi 22 février: Sur les épaules du dragon (Longji)

Bon voyage !

Carnets d'un voyage dans le Guizhou et le Guangxi

Me voici de retour à Cambaluc, après dix jours de pérégrinations qui m'ont transporté de Guiyang à Guilin, à travers une mosaïque de minorités ethniques et de petits villages nichés au milieu de rizières et de collines brumeuses qui s'étendent à perte de vue.

Je vous invite à cheminer avec moi, au fil des notes prises jour après jour dans mon petit carnet au gré de mes impressions du moment. J'espère partager avec vous la magie des lieux et la chaleur des rencontres, bonnes ou mauvaises, qui ont émaillé le cours de mon voyage et fait de l'imprévu mon carburant quotidien.

Vendredi 12 février (1/2): Pourquoi le Guizhou?
Vendredi 12 février (2/2): Aux portes du bout du monde (Guiyang-Kaili)

Samedi 13 février: La Chine passe le Nouvel An (Kaili-Chong'an-Xinzhai)

Dimanche 14 février (1/2): Adieux (Chong'an)
Dimanche 14 février (2/2): Fauteur de trouble chez les faiseurs de papier (Shiqiao)

Lundi 15 février (1/3): Xijiang, le village aux mille lumières
Lundi 15 février (2/3): Au pays de la Belle au Bois Dormant
Lundi 15 février (3/3): Et vive Canton !

Mardi 16 février (1/3): L'erreur de Schrödinger ou le voyage pour les geeks
Mardi 16 février (2/3): La vallée de la Duliu (Rongjiang-Yangmen)
Mardi 16 février (3/3): Le dormeur du val

Mercredi 17 février (1/3): Je quitte les irréductibles Gaulois
Mercredi 17 février (2/3): Récit d'un craquage de nerfs aux flots clairs
Mercredi 17 février (3/3): Un Moyen-âge obscur (Biasha)

Jeudi 18 février (1/3): On a marché sur (le Mont de) la Lune
Jeudi 18 février (2/3): Le Maître a dit: "on se parfait par la musique" (fête Miao au Mont de la Lune)
Jeudi 18 février (3/3): Dîner banal au bout du monde

Vendredi 19 février (1/4): Des collines, des rizières et des hommes
Vendredi 19 février (2/4): Encore des miles
Vendredi 19 février (3/4): Zhaoxing, la Venise de bois
Vendredi 19 février (4/4): Quand Dong fâchée, ciel se voile

Samedi 20 février (1/2): Plus ça change et plus c'est la même chose
Samedi 20 février (2/2): Des monts, des ponts, des Dongs (Chengyang)

Dimanche 21 février: Sept sur deux roues (Chengyang)

Lundi 22 février: Sur les épaules du dragon (Longji)

Bon voyage !

Carnets d'un voyage dans le Guizhou et le Guangxi

Me voici de retour à Cambaluc, après dix jours de pérégrinations qui m'ont transporté de Guiyang à Guilin, à travers une mosaïque de minorités ethniques et de petits villages nichés au milieu de rizières et de collines brumeuses qui s'étendent à perte de vue.

Je vous invite à cheminer avec moi, au fil des notes prises jour après jour dans mon petit carnet au gré de mes impressions du moment. J'espère partager avec vous la magie des lieux et la chaleur des rencontres, bonnes ou mauvaises, qui ont émaillé le cours de mon voyage et fait de l'imprévu mon carburant quotidien.

Vendredi 12 février (1/2): Pourquoi le Guizhou?
Vendredi 12 février (2/2): Aux portes du bout du monde (Guiyang-Kaili)

Samedi 13 février: La Chine passe le Nouvel An (Kaili-Chong'an-Xinzhai)

Dimanche 14 février (1/2): Adieux (Chong'an)
Dimanche 14 février (2/2): Fauteur de trouble chez les faiseurs de papier (Shiqiao)

Lundi 15 février (1/3): Xijiang, le village aux mille lumières
Lundi 15 février (2/3): Au pays de la Belle au Bois Dormant
Lundi 15 février (3/3): Et vive Canton !

Mardi 16 février (1/3): L'erreur de Schrödinger ou le voyage pour les geeks
Mardi 16 février (2/3): La vallée de la Duliu (Rongjiang-Yangmen)
Mardi 16 février (3/3): Le dormeur du val


Bon voyage !

mercredi 10 février 2010

La Chine sous un signe blanc

Déjà quatre mois de Chine. Bilan ? Beaucoup de blanc !

Ma Chine trois fois blanche.
Quand je débarque à Pékin, la neige la plus précoce depuis 40 ans recouvre la ville. La municipalité lance le chauffage deux semaines plus tôt que prévu. Cela ne me concerne pas : je n’ai pas de chauffage. Emerveillé, de longues heures de marche me font arpenter une ville nouvelle, transcendée par la blancheur : entre les blocs de HLM et les monuments en faux-vieux, le long des boulevards deux fois haussmanniens et des ruelles délabrées, la ville retrouve une unité qu'on n'attendait plus.
Je quitte la Chine pour Noël. Entre temps, les rues ont retrouvé leur belle couleur gris gadoue. A mon retour, la neige à nouveau couvre Pékin, et une armée de balayeurs s’affaire pour déblayer les rues (que font-ils le reste de l’année ?). Des semaines après les chutes de neige, la même armée décimée charrue des pelletées de terre glacée de place en place, selon une logique impénétrable aux œillères occidentales. Et quand cette neige a disparu, je vais la chercher plus loin.
Enfin, à mi-séjour, la nuit même qui suit le jour où j’emménage dans un Siheyuan rue du Manteau de Paille, la neige tombe une troisième fois. Je n’ai pas d’eau – canalisations gelées - mais j’ai de la neige.

La grande Chine trois fois blanche
Admirez la transition légère: après ma vie et mon petit chez moi, les sept cent millions de Chinois.

Il y a la vieille Chine aux cheveux blanchis par les cinq mille d’histoire qu’elle s’attribue. Chez chaque Pékinois, riche ou pauvre, instruit ou pas, la même fierté d’être chinois. Quand son vélo passe au pied de la Tour du Tambour, l’heure qui était battue du temps des Song l’est toujours pour lui; sur les rives du parc Beihai, les pierres sont les mêmes qu’ont foulées les Empereurs. Le temps importe peu, l'authenticité est une convention, un édit.

Il y a la Chine aussi qui découvre la culpabilité et se veut blanche des accusations que lance l’Occident. Nous ne savons que copier, jamais inventer ? Nous inondons les quatre mers de produits faits à bas coûts ? Nous négligeons l’avenir de la planète ? Ou tout simplement nous ne sommes pas les premiers, pas les meilleurs ? A charge pour l’avenir de l’innocenter.

Il y a la Chine enfin tout à écrire, la Chine comme une page blanche : à chaque Empereur tombé, le suivant récrit l’Histoire; à la Chine d’aujourd’hui de prendre la plume, ou plutôt le stylo à bille, faut pas rêver. Après une période d’éclipse, la Chine se sent renaître à une nouvelle prospérité, en marche vers le progrès. Lui sera-t-il facile d'assimiler les trois piliers de l'Occident: consommation, virtualité et sexualité épanouies ? Ou bien les efforts conjugués du clown Ronald Macdonald, de Johnny Halliday et de Toto à l’école l’en empêcheront-ils ? Question ouverte.

Ce soir
A la nuit tombée, la neige tombe, je tombe de fatigue. Sur l’immensité neigeuse du lac du Nord, un cygne blanc prend son envol.

La Chine sous un signe blanc

Déjà quatre mois de Chine. Bilan ? Beaucoup de blanc !

Ma Chine trois fois blanche.
Quand je débarque à Pékin, la neige la plus précoce depuis 40 ans recouvre la ville. La municipalité lance le chauffage deux semaines plus tôt que prévu. Cela ne me concerne pas : je n’ai pas de chauffage. Emerveillé, de longues heures de marche me font arpenter une ville nouvelle, transcendée par la blancheur : entre les blocs de HLM et les monuments en faux-vieux, le long des boulevards deux fois haussmanniens et des ruelles délabrées, la ville retrouve une unité qu'on n'attendait plus.
Je quitte la Chine pour Noël. Entre temps, les rues ont retrouvé leur belle couleur gris gadoue. A mon retour, la neige à nouveau couvre Pékin, et une armée de balayeurs s’affaire pour déblayer les rues (que font-ils le reste de l’année ?). Des semaines après les chutes de neige, la même armée décimée charrue des pelletées de terre glacée de place en place, selon une logique impénétrable aux œillères occidentales. Et quand cette neige a disparu, je vais la chercher plus loin.
Enfin, à mi-séjour, la nuit même qui suit le jour où j’emménage dans un Siheyuan rue du Manteau de Paille, la neige tombe une troisième fois. Je n’ai pas d’eau – canalisations gelées - mais j’ai de la neige.

La grande Chine trois fois blanche
Admirez la transition légère: après ma vie et mon petit chez moi, les sept cent millions de Chinois.

Il y a la vieille Chine aux cheveux blanchis par les cinq mille d’histoire qu’elle s’attribue. Chez chaque Pékinois, riche ou pauvre, instruit ou pas, la même fierté d’être chinois. Quand son vélo passe au pied de la Tour du Tambour, l’heure qui était battue du temps des Song l’est toujours pour lui; sur les rives du parc Beihai, les pierres sont les mêmes qu’ont foulées les Empereurs. Le temps importe peu, l'authenticité est une convention, un édit.

Il y a la Chine aussi qui découvre la culpabilité et se veut blanche des accusations que lance l’Occident. Nous ne savons que copier, jamais inventer ? Nous inondons les quatre mers de produits faits à bas coûts ? Nous négligeons l’avenir de la planète ? Ou tout simplement nous ne sommes pas les premiers, pas les meilleurs ? A charge pour l’avenir de l’innocenter.

Il y a la Chine enfin tout à écrire, la Chine comme une page blanche : à chaque Empereur tombé, le suivant récrit l’Histoire; à la Chine d’aujourd’hui de prendre la plume, ou plutôt le stylo à bille, faut pas rêver. Après une période d’éclipse, la Chine se sent renaître à une nouvelle prospérité, en marche vers le progrès. Lui sera-t-il facile d'assimiler les trois piliers de l'Occident: consommation, virtualité et sexualité épanouies ? Ou bien les efforts conjugués du clown Ronald Macdonald, de Johnny Halliday et de Toto à l’école l’en empêcheront-ils ? Question ouverte.

Ce soir
A la nuit tombée, la neige tombe, je tombe de fatigue. Sur l’immensité neigeuse du lac du Nord, un cygne blanc prend son envol.

La Chine sous un signe blanc

Déjà quatre mois de Chine. Bilan ? Beaucoup de blanc !

Ma Chine trois fois blanche.
Quand je débarque à Pékin, la neige la plus précoce depuis 40 ans recouvre la ville. La municipalité lance le chauffage deux semaines plus tôt que prévu. Cela ne me concerne pas : je n’ai pas de chauffage. Emerveillé, de longues heures de marche me font arpenter une ville nouvelle, transcendée par la blancheur : entre les blocs de HLM et les monuments en faux-vieux, le long des boulevards deux fois haussmanniens et des ruelles délabrées, la ville retrouve une unité qu'on n'attendait plus.
Je quitte la Chine pour Noël. Entre temps, les rues ont retrouvé leur belle couleur gris gadoue. A mon retour, la neige à nouveau couvre Pékin, et une armée de balayeurs s’affaire pour déblayer les rues (que font-ils le reste de l’année ?). Des semaines après les chutes de neige, la même armée décimée charrue des pelletées de terre glacée de place en place, selon une logique impénétrable aux œillères occidentales. Et quand cette neige a disparu, je vais la chercher plus loin.
Enfin, à mi-séjour, la nuit même qui suit le jour où j’emménage dans un Siheyuan rue du Manteau de Paille, la neige tombe une troisième fois. Je n’ai pas d’eau – canalisations gelées - mais j’ai de la neige.

La grande Chine trois fois blanche
Admirez la transition légère: après ma vie et mon petit chez moi, les sept cent millions de Chinois.

Il y a la vieille Chine aux cheveux blanchis par les cinq mille d’histoire qu’elle s’attribue. Chez chaque Pékinois, riche ou pauvre, instruit ou pas, la même fierté d’être chinois. Quand son vélo passe au pied de la Tour du Tambour, l’heure qui était battue du temps des Song l’est toujours pour lui; sur les rives du parc Beihai, les pierres sont les mêmes qu’ont foulées les Empereurs. Le temps importe peu, l'authenticité est une convention, un édit.

Il y a la Chine aussi qui découvre la culpabilité et se veut blanche des accusations que lance l’Occident. Nous ne savons que copier, jamais inventer ? Nous inondons les quatre mers de produits faits à bas coûts ? Nous négligeons l’avenir de la planète ? Ou tout simplement nous ne sommes pas les premiers, pas les meilleurs ? A charge pour l’avenir de l’innocenter.

Il y a la Chine enfin tout à écrire, la Chine comme une page blanche : à chaque Empereur tombé, le suivant récrit l’Histoire; à la Chine d’aujourd’hui de prendre la plume, ou plutôt le stylo à bille, faut pas rêver. Après une période d’éclipse, la Chine se sent renaître à une nouvelle prospérité, en marche vers le progrès. Lui sera-t-il facile d'assimiler les trois piliers de l'Occident: consommation, virtualité et sexualité épanouies ? Ou bien les efforts conjugués du clown Ronald Macdonald, de Johnny Halliday et de Toto à l’école l’en empêcheront-ils ? Question ouverte.

Ce soir
A la nuit tombée, la neige tombe, je tombe de fatigue. Sur l’immensité neigeuse du lac du Nord, un cygne blanc prend son envol.

mardi 9 février 2010

L’assassin habite au 21, rue du Manteau de Paille

A l’approche de la fête du printemps, Christian, qui cherche à trouver un logement authentique, et moi, qui cherche à quitter mon logement peu authentique, décidons d’unir nos forces et nos finances pour soutenir le cliché de l’Etranger.

Mission accomplie : depuis jeudi dernier nous louons désormais un charmant Siheyuan près de Nanluoguxiang. J’aimerais vous en faire partager l’atmosphère chinoise, propre et douillette.

Dans le cadre d’une anticipation comme seul le virtuel en permet, je vous convie à un tour (ébouriffant) du locataire (ébouriffé): tickets virtuels, photos non-contractuelles, garanti 100% pas vraiment authentique. Juste une règle : ne touchez pas les bibelots, ce sont des bijoux de famille.

Déjà, ce n’est pas facile à trouver. C’est important pour une jolie maison ; si vous voulez un peu de tranquillité, il ne faut pas que les gens vous trouvent trop facilement. Statistiquement parlant, il faut s'égarer entre trois et sept fois avant de la trouver. L’endroit le plus judicieux pour se perdre à cette fin est le dédale de ruelles sinueuses qui s’étend à l’est de Houhai, entre la Tour du tambour et la Colline du charbon. Guidez-vous au son du tambour et à l’odeur du charbon. Si vous êtes chanceux, un panonceau vous annoncera la rue du Manteau de Paille (Suoyi hutong).
Entrez au numéro 21.

Un couloir donne sur une petite cour carrée, de superficie suffisante pour que 7.34 personnes y prennent le thé de manière confortable, ou pour que 13.2 personnes/7.35 Américains/28.99 Chinois y sirotent un cocktail en discutaillant de choses et d’autres. Les esprits les plus avisés remarqueront que ce Siheyuan n’est bordé de pièces que sur trois côtés, ce qui théoriquement fait de lui un Sanheyuan. Enfin, ça ne casse pas trois pattes à un canard.

Face à vous un séjour lumineux. Le nombre de chiffres sur la facture de chauffage correspond au nombre de ces petites vitres en lesquelles se morcelle la grande baie vitrée qui couvre trois côtés de la cour.  Je vous laisse faire le calcul et l’envoyer à mon banquier. Vers la droite, ma chambre. Du côté droit, la cuisine. Du troisième côté, la chambre de Christian. Entre les deux, une salle de bain qui a gagné en 2009 le prix de la plus exiguë de Chine et de Navarre.

Alors on nous a fait beaucoup de promesses. Elles ont toutes trois choses en commun :
  • elles embellissent/rendent vivable notre Siheyuan,
  • elles engagent une dépense de la part de notre propriétaire,
  • elles restent à accomplir.
Parmi ces promesses, celle que l’eau courante sera bientôt rétablie.

Vous me direz que le principe d’une promesse n'est pas d'être tenue, mais j’aimerais quand même que nous ayons de l’eau. De l’eau courante. De celle qui gèle dans les tuyaux. Comment cuisiner un risotto sans cela ? Comment diluer son whisky ? Privé de l’essentiel, l’homme reste-t-il homme, ou devient-il une bête ?

Derrière les baies vitrées que frotte énergiquement une ayi, trois ouvriers tirent un tuyau de caoutchouc, fragile ersatz d’oléoduc à or blanc.