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jeudi 21 janvier 2010

Sexe et SMS

Enfin une clarification de l'obscénité ! Ce que ni Sade, ni Catulle Mendès n'ont pu amener dans nos contrées, China Mobile l'a fait. Alléluia ! Ses clients convaincus d'avoir envoyé des SMS obscènes seront suspendus (de forfait téléphonique, on n'est pas des brutes quand même).

Cette belle initiative de moralité est dans la droite ligne des efforts déployés par les autorités chinoises pour venir à bout des SMS "illégaux". A ceux qui jalouseraient les billets doux de Musset et George Sand : "la liberté, comme l'écrit Montesquieu, est le droit de faire ce que les lois permettent", ce qui montre d'une part que la Chine est une démocratie et prohibe d'autre part toute allusion tibétophile, hujintaophobe ou obscène.

Désormais, je conseille donc la plus grande prudence à:
- Bill Clinton, lorsqu'il s'enquiert auprès de la secrétaire d'Hilary de son emploi du temps (celui de sa femme).
- Silvio Berlusconi, s'il vient en Chine enseigner l'italien en dix leçons et en caleçon.

Pour les autres, faites la guerre, pas l'amour. Du moins par SMS.

Sexe et SMS

Enfin une clarification de l'obscénité ! Ce que ni Sade, ni Catulle Mendès n'ont pu amener dans nos contrées, China Mobile l'a fait. Alléluia ! Ses clients convaincus d'avoir envoyé des SMS obscènes seront suspendus (de forfait téléphonique, on n'est pas des brutes quand même).

Cette belle initiative de moralité est dans la droite ligne des efforts déployés par les autorités chinoises pour venir à bout des SMS "illégaux". A ceux qui jalouseraient les billets doux de Musset et George Sand : "la liberté, comme l'écrit Montesquieu, est le droit de faire ce que les lois permettent", ce qui montre d'une part que la Chine est une démocratie et prohibe d'autre part toute allusion tibétophile, hujintaophobe ou obscène.

Désormais, je conseille donc la plus grande prudence à:
- Bill Clinton, lorsqu'il s'enquiert auprès de la secrétaire d'Hilary de son emploi du temps (celui de sa femme).
- Silvio Berlusconi, s'il vient en Chine enseigner l'italien en dix leçons et en caleçon.

Pour les autres, faites la guerre, pas l'amour. Du moins par SMS.

Sexe et SMS

Enfin une clarification de l'obscénité ! Ce que ni Sade, ni Catulle Mendès n'ont pu amener dans nos contrées, China Mobile l'a fait. Alléluia ! Ses clients convaincus d'avoir envoyé des SMS obscènes seront suspendus (de forfait téléphonique, on n'est pas des brutes quand même).

Cette belle initiative de moralité est dans la droite ligne des efforts déployés par les autorités chinoises pour venir à bout des SMS "illégaux". A ceux qui jalouseraient les billets doux de Musset et George Sand : "la liberté, comme l'écrit Montesquieu, est le droit de faire ce que les lois permettent", ce qui montre d'une part que la Chine est une démocratie et prohibe d'autre part toute allusion tibétophile, hujintaophobe ou obscène.

Désormais, je conseille donc la plus grande prudence à:
- Bill Clinton, lorsqu'il s'enquiert auprès de la secrétaire d'Hilary de son emploi du temps (celui de sa femme).
- Silvio Berlusconi, s'il vient en Chine enseigner l'italien en dix leçons et en caleçon.

Pour les autres, faites la guerre, pas l'amour. Du moins par SMS.

lundi 11 janvier 2010

La Chine polie

(Global times, 12/01/2010) A l'académie Jin Tai, Li Zhen vous enseigne l'art difficile de la politesse chinoise. Ou comment utiliser vos baguettes, offrir des cigarettes à vos voisins de table et accepter tous les toasts qui viennent, aussi beurré que vous soyez.

Il y a aussi un cours avancé, que l'article omet de mentionner. La maître initie les adeptes les mieux introduits aux techniques ancestrales du crachat guttural, à l'à-propos délicat d'une ponctualité tout en demi-teintes et même aux stratégies les plus modernes du resquillage l'air de rien.

Un diplôme de survie est délivré.

La Chine polie

(Global times, 12/01/2010) A l'académie Jin Tai, Li Zhen vous enseigne l'art difficile de la politesse chinoise. Ou comment utiliser vos baguettes, offrir des cigarettes à vos voisins de table et accepter tous les toasts qui viennent, aussi beurré que vous soyez.

Il y a aussi un cours avancé, que l'article omet de mentionner. La maître initie les adeptes les mieux introduits aux techniques ancestrales du crachat guttural, à l'à-propos délicat d'une ponctualité tout en demi-teintes et même aux stratégies les plus modernes du resquillage l'air de rien.

Un diplôme de survie est délivré.

La Chine polie

(Global times, 12/01/2010) A l'académie Jin Tai, Li Zhen vous enseigne l'art difficile de la politesse chinoise. Ou comment utiliser vos baguettes, offrir des cigarettes à vos voisins de table et accepter tous les toasts qui viennent, aussi beurré que vous soyez.

Il y a aussi un cours avancé, que l'article omet de mentionner. La maître initie les adeptes les mieux introduits aux techniques ancestrales du crachat guttural, à l'à-propos délicat d'une ponctualité tout en demi-teintes et même aux stratégies les plus modernes du resquillage l'air de rien.

Un diplôme de survie est délivré.

vendredi 8 janvier 2010

Au temps heureux où le menu n'existait pas

Hier soir, dîner dans l'inconnu. Au creux d'une contre-allée sombre, l'entrée ne paie pas de mine. A l'intérieur, les murs sont cachés par des paravents couverts de peintures et de citations des Classiques, le plafond est celui d'une hutte basse, la vaisselle de porcelaine sobre.

Que n'aimez-vous pas, demande le serveur? Après trois minutes pour comprendre la question et répondre "les plats trop épicés" (on n'est pas ici pour découvrir), le chef vide son frigo et improvise. On nous apporte, après le thé d'usage: trois grosses boulettes au goût voisin de la paupiette, enrobées de riz gluant et fourrées de jaune d'oeuf, un canard entier (où sont donc les fourchettes?) moelleux et bouilli dans une sauce rouge et claire, des filets de poisson à la cacahuète et des épinards à l'oeuf de cent ans (ça reste des épinards qui ont attendu longtemps) et un plat d'un légume mystérieux, à la forme proche du soja et à la saveur intense et vive.

Au fait, quel imbécile a inventé la carte et le menu que je le crucifie?

Au temps heureux où le menu n'existait pas

Hier soir, dîner dans l'inconnu. Au creux d'une contre-allée sombre, l'entrée ne paie pas de mine. A l'intérieur, les murs sont cachés par des paravents couverts de peintures et de citations des Classiques, le plafond est celui d'une hutte basse, la vaisselle de porcelaine sobre.

Que n'aimez-vous pas, demande le serveur? Après trois minutes pour comprendre la question et répondre "les plats trop épicés" (on n'est pas ici pour découvrir), le chef vide son frigo et improvise. On nous apporte, après le thé d'usage: trois grosses boulettes au goût voisin de la paupiette, enrobées de riz gluant et fourrées de jaune d'oeuf, un canard entier (où sont donc les fourchettes?) moelleux et bouilli dans une sauce rouge et claire, des filets de poisson à la cacahuète et des épinards à l'oeuf de cent ans (ça reste des épinards qui ont attendu longtemps) et un plat d'un légume mystérieux, à la forme proche du soja et à la saveur intense et vive.

Au fait, quel imbécile a inventé la carte et le menu que je le crucifie?

Au temps heureux où le menu n'existait pas

Hier soir, dîner dans l'inconnu. Au creux d'une contre-allée sombre, l'entrée ne paie pas de mine. A l'intérieur, les murs sont cachés par des paravents couverts de peintures et de citations des Classiques, le plafond est celui d'une hutte basse, la vaisselle de porcelaine sobre.

Que n'aimez-vous pas, demande le serveur? Après trois minutes pour comprendre la question et répondre "les plats trop épicés" (on n'est pas ici pour découvrir), le chef vide son frigo et improvise. On nous apporte, après le thé d'usage: trois grosses boulettes au goût voisin de la paupiette, enrobées de riz gluant et fourrées de jaune d'oeuf, un canard entier (où sont donc les fourchettes?) moelleux et bouilli dans une sauce rouge et claire, des filets de poisson à la cacahuète et des épinards à l'oeuf de cent ans (ça reste des épinards qui ont attendu longtemps) et un plat d'un légume mystérieux, à la forme proche du soja et à la saveur intense et vive.

Au fait, quel imbécile a inventé la carte et le menu que je le crucifie?

lundi 14 décembre 2009

Les nouveaux martyrs

Le consciencieux Chen Lusheng, 38 ans, sergent de police à Shenzhen, tombe ivre mort lors d'une soirée avec des officiels des villages avoisinants.

Pour augmenter la compensation versée à sa veuve de 36 000€ à 65 000€, son capitaine Xie Feiyong le déclare "martyr mort dans l'exercice de son devoir".

A quand la canonisation systématique pour les étudiants français?

Les nouveaux martyrs

Le consciencieux Chen Lusheng, 38 ans, sergent de police à Shenzhen, tombe ivre mort lors d'une soirée avec des officiels des villages avoisinants.

Pour augmenter la compensation versée à sa veuve de 36 000€ à 65 000€, son capitaine Xie Feiyong le déclare "martyr mort dans l'exercice de son devoir".

A quand la canonisation systématique pour les étudiants français?

Les nouveaux martyrs

Le consciencieux Chen Lusheng, 38 ans, sergent de police à Shenzhen, tombe ivre mort lors d'une soirée avec des officiels des villages avoisinants.

Pour augmenter la compensation versée à sa veuve de 36 000€ à 65 000€, son capitaine Xie Feiyong le déclare "martyr mort dans l'exercice de son devoir".

A quand la canonisation systématique pour les étudiants français?